La Saison 2020- 2021

Les  cycles de cours et conférences vous sont proposés au cinéma l’Arlequin, 76 rue de Rennes Paris VIe et au Majestic Passy, 18 rue de Passy Paris XVI et visio-conférence

Pierre-Auguste Renoir (1841-1919)
d’avril à mai, 5 rendez-vous de 1h30 par D. Dupuis-Labbé, conservateur général honoraire du patrimoine

« Ne me demandez pas si la peinture doit être objective ou subjective, je vous avouerai que je m’en fous ! ». L’essentiel, nous dit Renoir dans cette profession de foi, est le bonheur de peindre sans se laisser enfermer dans les théories artistiques. Renoir fut le « grand poète de la peinture impressionniste » et en sublima les thèmes de prédilection, paysages, scènes urbaines, portraits et nus. Possédant le « don primordial de la création plastique », il atteint, à la fin de sa vie, à la grandeur d’un art classique tout en préservant l’exaltation de la sensualité qui en fit le digne successeur de la peinture du 18ème siècle.

  • Les années de formation – 1854 à 1870- De l’apprentissage chez un décorateur de porcelaine de Limoges à l’École nationale des Beaux-Arts de Paris. Renoir est né le 25 février 1841 à Limoges. Sa famille s’installe à Paris dès 1844. Peintre sur porcelaine, il décide de s’inscrire à l’atelier de Charles Gleyre en 1861, où il rencontre Bazille, Sisley et Monet. Il complète sa formation à l’Ecole des Beaux-arts et au musée du Louvre où il copie régulièrement. En 1864, il fait ses débuts au Salon.
  • La période impressionniste – 1870 à 1883 – L’expression du bonheur de vivre par la couleur et la lumière En 1874, il participe activement à la préparation de la 1ère exposition impressionniste. Il y présente 7 œuvres aux côtés de Monet, Pissarro, Cézanne, Sisley et Morisot. Cependant, malgré d’éclatantes contributions (Bal du Moulin de la Galette en 1877), il s’éloigne du groupe. Au début des années 1880 se produit, de son propre aveu, comme une « cassure » dans son œuvre. Il remet en cause les principes mêmes de l’Impressionnisme que sont le plein air, le goût des effets transitoires, les sujets modernes et la touche rapide et esquissée. Les recherches des années 1880 déterminent son œuvre ultérieur.
  • La période aigre ou ingresque – 1883 à 1890- Le renoncement à l’Impressionnisme et le retour au classicisme Certaines oeuvres sont emblématiques de cette évolution alliant monumentalité et vocation décorative à un sens nouveau de la forme : autant de caractéristiques essentielles pour la suite et prisées de plus jeunes artistes. Ce moment  ouvre la voie à une reconnaissance publique, institutionnelle et commerciale inédite pour lui.
  • La période nacrée – 1890 à 1897- Les années de synthèse de la ligne et de couleur dans le portrait et le nu A partir des années 1890, Renoir revient, pour ne plus l’abandonner, au nu féminin qu’il met en scène dans un cadre atemporel. Il veut se mesurer aux maîtres du passé qu’il admire, tels Raphaël, Titien ou Rubens. Pour cela, il s’attache de façon régulière et obstinée à un nombre limité de thèmes – baigneuses, nus dans l’atelier, Vénus… -, réglant la chorégraphie de ses nus sur des attitudes empruntées à la statuaire antique.
  • La dernière période – 1898 à 1919 D’Essoyes à Cagnes : l’épanouissement du style dans un univers d’odalisques et de naïades Les recherches de Renoir sont dominées par le refus du monde moderne au profit de l’invention d’une intemporelle Arcadie. Peuplé de baigneuses sensuelles, de lavandières, de bergers, de sources et de déesses, cet âge d’or est inspiré par le Midi. Aux yeux de Renoir, la Méditerranée est une terre antique, berceau et dernier refuge d’une mythologie vivante, familière et actuelle. Il s’emploie à faire revivre l’Antiquité à travers des peintures d’imagination où figures et paysage se fondent en une célébration panthéiste et idéalisée de la nature.
Nicolas de Staël
d’octobre ➤ novembre – Cinq rendez-vous le mardi avec Par Dominique Dupuis-Labbé, conservateur général honoraire du patrimoine

Le 16 mars 1955, Nicolas de Staël se donne la mort à Antibes, en pleine gloire. Issu d’une famille aristocratique russe – son père est vice-gouverneur de la forteresse Pierre-et-Paul à Saint-Pétersbourg –, il abandonne son pays en 1919 avec sa famille et se réfugie en Pologne puis à Bruxelles. Parallèlement à ses études, il s’inscrit à l’Académie royale des Beaux-Arts, découvre Rembrandt et Vermeer, Matisse, Braque, Soutine, Cézanne. En dix années d’intense création, ponctuées de voyages, il marque l’art de l’après-guerre, dans un éternel questionnement et un renouvellement constant du motif qui interrogent l’espace, la lumière, la couleur, le volume et le trait.

L’École de Paris
d’octobre ➤ avril – Dix-huit rendez-vous le jeudi avec Par Dominique Dupuis-Labbé, conservateur général honoraire du patrimoine

Au moment où Montmartre commence à décevoir les artistes au début du XXe siècle, certains viennent du bout du monde chercher la gloire à Paris et s’établissent au même endroit: à l’intersection du boulevard du Montparnasse et du boulevard Raspail. L’École de Paris est née au carrefour Vavin! Ils fréquentent le Dôme, la Rotonde, la Coupole et le Select, le Jockey, la Closerie des Lilas, Chez Rosalie ou la cantine de Marie Vassiliev pour les moins argentés, logent rue Campagne-Première ou à la Ruche. Ils ont pour nom Soutine, Brancusi, Modigliani, Pascin, Chagall, Foujita, Kikoïne, Calder, Man Ray et leurs amours sont devenues mythiques : Kiki, Jeanne Hébuterne, Lucy Krohg, Beatrice Hastings… À Paris, grâce à une émulation féconde, leur talent s’épanouit dans une rare liberté d’expression leur permettant d’entrer dans l’Histoire.

Byzance en Italie Ors et couleurs de Ravenne à Venise
d’octobre ➤ janvier – Quatre rendez-vous le lundi avec Fabrice Conan, historien de l’art

Lors de la période troublée du déclin de l’Empire romain, Ravenne joue un rôle essentiel dans le projet de conquête du pouvoir de l’Empire romain d’Orient. Important son art, ses codes, ses couleurs, sa mosaïque et ses ivoires, Ravenne réforme le goût et les arts lorsqu’elle devient exarchat, lieu de pouvoir temporel et séculier, face à une Rome affaiblie. Constantinople souhaite en faire une « nouvelle Rome ».

  • Ravenne, capitale de l’Occident L’Italie est en proie aux bouleversements, les barbares redistribuent les cartes du pouvoir, Théodoric, roi des Goths, se voit en nouvel empereur. La ville se couvre d’édifices somptueusement parés dans une époque sombre.
  • Ravenne, une nouvelle esthétique Avec la reprise du pouvoir par les monarques byzantins, Ravenne se hisse au premier rang de la création artistique. De San Vitale à Sant’Apollinare in Classe, les plus belles mosaïques recouvrent de nombreux édifices témoignant du pouvoir de l’exarchat.
  • Venise byzantine, entre Ravenne et Constantinople Lors de la naissance de la cité de Venise, un art singulier se développe, émerveillé par les richesses d’Orient, mais en recherche farouche d’indépendance et d’originalité. Le chantier de San Marco offre un extraordinaire domaine d’expression, tout comme les palais qui jaillissent le long des canaux. Un art sans pareil
  • Une lagune byzantine : Grado, Aquilea, Torcello, Murano D’antiques cités servent de pont entre le monde romain et celui qui émerge après le passage des barbares venus du Nord! Un art émouvant, vivant, mais aussi grandiose, avec des mosaïques d’une étendue spectaculaire, à découvrir dans des cités méconnues de la Vénétie.

Les femmes et l’art, toute une histoire…
d’octobre ➤ mars – Huit rendez-vous le lundi avec une collectif d’intervenants

Le nombre de femmes peintres célébrées par l’histoire de l’art semble extrêmement réduit et leur renommée parfois plus liée à la singularité de leur biographie qu’à leurs œuvres… Pourtant les femmes artistes existent depuis que la notion d’artiste est apparue au XVIe siècle. Mais que peignent ces nombreuses femmes ? Quels sont leur domaine et leur reconnaissance ? Peut-on parler d’un art féminin ou leur domaine d’action n’est-il pas lié à la condition féminine propre à leur époque ?

  • La conquête des arts, de la Renaissance au baroque – Fabrice Conan, historien de l’art Si, au Moyen Âge, les femmes pratiquent la peinture, c’est soit dans leur couvent soit dans l’atelier familial. Mais les choses évoluent à partir du XVe siècle. Du nord au sud de l’Europe, des Flandres à l’Italie, quelques-unes relèvent le défi. Souvent « filles de » ou « femmes de », elles prennent place dans ce domaine masculin.
  • Vers la reconnaissance, du siècle des Lumières au préromantisme 1 Fabrice Conan, historien de l’art Avec le siècle des Lumières et de la Révolution, il s’agit désormais pour les femmes de construire un « nouveau monde », avec d’autres représentations témoignant de réalités différentes, en particulier de la nature même des femmes. Qui sont les femmes artistes ? Quelle promotion sociale peuvent-elles envisager grâce aux métiers d’art ? Quelles stratégies déploient-elles ? Quelles règles – voire quelles limites – leur sont imposées ?
  • Vers la reconnaissance, du siècle des Lumières au préromantisme 2 Fabrice Conan, historien de l’art La seconde génération de ces artistes du XVIIIe fait la transition avec le nouveau siècle. Ces femmes vivent la Révolution, le Consulat, l’Empire, la Restauration avant de voir la IIe République… Que de changements, que de difficultés dans ce siècle si masculin !
  • La Fondation des Treilles, Anne Gruner Schlumberger (1905-1993), collectionneuse et mécène Marie-Paule Vial, conservateur en chef honoraire, administrateur de la collection Petite-fille de l’industriel alsacien Paul Schlumberger et fille de Conrad Schlumberger, fondateur avec son frère Marcel de la société de prospection électrique (Multinationale Schlumberger LTD), Anne Gruner Schlumberger, élevée dans une famille où le goût pour les sciences s’accompagne de celui pour les arts, fera comme ses sœurs, Dominique de Ménil et Sylvie Boissonnas, œuvre de mécénat et constituera une importante collection d’œuvres d’art. La Fondation des Treilles, créée dans le domaine qu’elle avait acquis dans le Var, est son œuvre la plus visionnaire et la plus exemplaire de son mécénat. Dans cette nouvelle Arcadie, qu’elle invente, dialoguent toujours aujourd’hui savants et artistes.
  • Femmes peintres au XIXe 1820-1865 Jérôme Buisson, historien de l’art Au XIXe siècle, en France, les institutions referment leurs portes aux femmes peintres. La femme est cantonnée au rôle de modèle ou d’épouse, de mère ou de gouvernante d’artiste. Les femmes préfèrent le plus souvent se cantonner à des « sujets féminins » et accèdent ainsi à une notoriété, mais pas à la reconnaissance. Toutefois se dessinent de nouvelles possibilités
  • Femmes peintres du XIXe 1865-fin XIXe Jérôme Buisson, historien de l’art Dans la seconde moitié du XIXe siècle, un nombre important de femmes peintres, françaises et étrangères, sont actives professionnellement à Paris et exposent aux Salons. Leurs écrits personnels (correspondances, mémoires, journaux intimes) nous rappellent la vraie modernité de leur vie et de leur mode de pensée. C’est la pleine époque des impressionnistes puis des avant-gardes naissantes.
  • Femmes artistes du XXe, les avant-gardistes Isabelle de Maison Rouge, historienne de l’art Qu’elles soient russes, allemandes, françaises, scandinaves… toutes s’ouvrent à la modernité. Mais il faut attendre la seconde moitié de ce siècle pour voir les femmes se dédier à la peinture en abordant tous les sujets sans que cela fasse scandale.
  • Femmes artistes du XXe depuis les années 60 Isabelle de Maison Rouge, historienne de l’art Depuis le dernier quart du XXe siècle, la différence hommes-femmes tend à se réduire dans le milieu de l’art. Si les artistes contemporains les plus cotés restent des hommes, le nombre d’hommes et de femmes peintres inscrits à la Maison des artistes s’équilibre.

Art contemporain – Le pavillon français à la Biennale de Venise
de novembre ➤ décembre – Six rendez-vous le mardi avec Isabelle de Maison Rouge, historienne et critique d’art contemporain

La Biennale de Venise est créée en 1895 par un petit groupe d’intellectuels, d’artistes et d’hommes d’affaires vénitiens désireux d’œuvrer pour le prestige et l’économie de leur ville. En 1912, le pavillon français est construit par un ingénieur municipal vénitien à la suite du refus de la France de missionner un architecte, considérant l’événement comme mineur… Ce cycle vous donne les clés pour comprendre la place essentielle que revêt depuis une quarantaine d’années cette biennale devenue un rendez-vous incontournable de l’art contemporain

  • Introduction au pavillon français à la Biennale de Venise Dans les Giardini, le pavillon français dessiné par l’ingénieur Faust Finzi et décoré par Umberto Belloto fut inauguré en 1912 avec une exposition Rodin
  • 1976 sous le commissariat de Pierre Restany Il fut le premier commissaire français après 1968…
  • Les années 8090 Daniel Buren (1986) et Claude Viallat (1988), Jean Pierre Raynaud (1993) et César (1995)
  • À l’approche de l’an 2000 Fabrice Hyber (1997) Huang Yong Ping et Jean-Pierre Bertrand (1999), Pierre Huyghe (2001), Jean-Marc Bustamante (2003)
  • Les années 2010 Claude Lévêque (2009), Christian Boltanski (2011), Anri Sala (2013), Céleste Boursier-Mougenot (2015), Xavier Veilhan (2017)
  • Les femmes au pavillon français Annette Messager (2005), Sophie Calle (2007), Laure Prouvost (2019) et Zibeb Zedira (2021)

Expositions mod’emploi
d’octobre ➤ juin – des rendez-vous avec les commissaires d’exposition et historiens de l’art

Ou comment se préparer à la visite des grandes expositions Onze rendez-vous de 1h30 æ Voir le nouveau calendrier Ce cycle de conférences vous donne les clés pour préparer vos visites, voir ou revoir les œuvres et les expositions en élargissant la perspective… Chaque exposition vous est présentée par son commissaire ou par un spécialiste du sujet traité. Intervenant au titre d’expert, ce conférencier apporte son éclairage sur les œuvres ou l’objet des expositions thématiques, sur leur contexte de création et leur apport éventuel à l’histoire de l’art.

  • Hyacinthe Rigaud (1659-1743) ou le portrait soleil – Fabrice Conan, historien de l’art Portraitiste majeur du roi et de sa cour, Rigaud fixe pour trois siècles l’image du portrait officiel des cours européennes. Directeur de l’académie, cet artiste né à Perpignan aura peint toute la haute société de son temps! (Château de Versailles, 17 novembre 2020-14 mars 2021)
  • Otto Freundlich (1878-1943) La révélation de l’abstraction – Dominique Dupuis-Labbé, conservateur général honoraire du patrimoine Allemand d’origine juive, Otto Freundlich est un artiste engagé et visionnaire, un homme fidèle à ses convictions artistique, politique et humaniste. Son œuvre, ses correspondances, sa participation à différents cercles et mouvements illustrent sa vocation absolue d’artiste stigmatisée en 1937 par le régime nazi comme symbole de l’«art dégénéré ». (Musée de Montmartre, 28 février 2020-31 janvier 2021)
  • Victor Brauner Je suis le rêve. Je suis l’inspiration – Camille Morando, commissaire de l’exposition Né en Roumanie, Victor Brauner participe à l’effervescence artistique de Bucarest dans les années 1920 avant d’intégrer le mouvement surréaliste à Paris de 1933 à 1948, date de son exclusion. Il est un familier des avantgardes (expressionnisme, constructivisme, dadaisme), jusqu’au glissement vers une peinture surréaliste… (Musée d’art moderne de Paris, 18 septembre 2020- 10 janvier 2021)
  • Les Origines du monde L’invention de la nature au siècle de Darwin – Élise Dubreuil, conservateur au musée d’Orsay, commissaire de l’exposition (sous réserve) Le XIXe siècle a connu un développement sans précédent des sciences naturelles : découvertes d’espèces à travers les grands voyages, détermination de l’âge de la Terre par la géologie, études des fossiles. L’homme préhistorique questionne. Qui était le premier artiste ? (Musée d’Orsay, 10 novembre 2020-14 février 2021)
  • FolkloreJean-Marie Gallais, responsable du pôle programmation, commissaire de l’exposition En apparence à l’opposé de l’idée d’avant-garde, l’univers du folklore pénètre pourtant des pans entiers de la modernité et de la création contemporaine. S’ouvrant sur une quête des origines et d’un « exotisme de l’intérieur », l’exposition montre comment des territoires servent de terreau à la modernité ou à l’abstraction. (Mucem (Marseille), 21 octobre-22 février 2021)
  • Cindy Sherman – Isabelle de Maison Rouge, historienne de l’art contemporain Cindy Sherman, née en 1954, habite et travaille à New York. Considérée comme l’une des artistes les plus influentes de sa génération, elle a connu la célébrité à la fin des années 1970 avec le groupe d’artistes Pictures Generation. Sera montré l’ensemble de sa carrière, tout en mettant l’accent sur ses travaux réalisés depuis le début des années 2010 jusqu’à un ensemble d’œuvres très récentes et inédites. (Fondation Vuitton, 23 septembre 2020-3 janvier 2021)
  • Le Corps et l’Âme De Donatello à Michel-Ange. Sculptures italiennes de la Renaissance – Anne Embs, conservateur en chef DRAC Centre L’exposition Le Corps et l’Âme, suite de l’exposition Le Printemps de la Renaissance (2013), dégage les principales lignes de force qui cheminent dans toute l’Italie durant la seconde moitié du Quattrocento pour aboutir, au début du XVIe siècle, à un moment d’apogée de la sculpture de la Renaissance. Innovation dans la représentation de la figure humaine, recherches sur l’expression et les sentiments sont au cœur de la création des plus grands (de Donatello à Michel-Ange), mais aussi d’artistes moins connus… (Musée du Louvre, 22 octobre 2020-18 janvier 2021)
  • Chagall, Zadkine Trajectoires croisées – Isabelle de Maison Rouge, historienne de l’art Les œuvres de Chagall (1887-1985) constituent une clef déterminante de compréhension de la singularité de celles de Zadkine (1890-1967). Leurs racines plongent dans les profondeurs d’un imaginaire, d’une sensibilité commune, renvoyant au monde dont l’un et l’autre étaient issus et qu’ils ne cessèrent jamais de porter en eux. (Musée Zadkine, 13 novembre 2020-25 avril 2021)
  • L’Art de la fête à la cour des Valois Splendeur et spectacle en France au xvie siècle – Vincent Droguet, conservateur général au SMF, commissaire de l’exposition Le château de Fontainebleau fut au XVIe siècle un incontournable lieu de fêtes. Ainsi, processions et mascarades dans lacour Ovale, joutes chevaleresques sur l’étang, banquets champêtres et représentations théâtrales dans le parc du château marquèrent profondément les esprits. (Château de Fontainebleau)
  • Tempêtes et Naufrages Turner, Géricault, Isabey – Gaëlle Rio, directrice du musée de la Vie romantique et commissaire de l’exposition Le romantisme se délecte de convulsions, qu’elles soient d’ordre émotionnel, sentimental ou météorologique. La mer, par sa démesure, répond aux aspirations du moment. Comme le constate le critique Louis -Edmond Duranty, les esprits romantiques aiment « le naufrage, la tempête, l’abordage, l’incendie, la mer à drames et mélodrames ». (Musée de la Vie romantique, 18 novembre 2020-14 mars 2021)
  • L’Empire des sens De François Boucher à Jean-Baptiste Greuze – Annick Lemoine, directrice du musée Cognacq-Jay et commissaire de l’exposition Siècle par excellence de la volupté et du libertinage, le XVIIIe siècle signe l’avènement du plaisir des sens. Les philosophes, les hommes de lettres et les artistes, tous se sont plu à investir les passions amoureuses et les désirs charnels. Des premiers émois à l’assouvissement des passions, l’exposition présente les réalisations les plus audacieuses de Boucher, et celles de maîtres, élèves ou rivaux, tels que Watteau, Pater, Greuze ou Fragonard. (Musée Cognacq-Jay, 30 septembre-31 janvier 2021)

Nouvelles propositions….

  • La collection Morozov Icône de l’art moderneDominique Dupuis-Labbé, conservateur général honoraire Cette exposition événement réunira plus de 200 chefs-d’œuvre de la collection d’art moderne français et russe des frères moscovites Mikhaïl Abramovitch Morozov (1870-1903) et Ivan Abramovitch Morozov (1871-1921). Présentée pour la première fois hors de Russie, La Collection Morozov rassemble des œuvres majeures de Cézanne, Gauguin, Van Gogh, Renoir, Monet, Bonnard, Denis, Matisse, Derain et Picasso aux côtés d’artistes emblématiques de l’avant-garde russe tels que Vroubel, Chagall, Malevitch, Repine, Larionov, Serov.
  • Rodin Picasso Jérôme Buisson, historien de l’art La confrontation du travail des deux monstres sacrés Auguste Rodin (1840-1917) et Pablo Picasso (1881-1973) révèle des points de contacts déjà connus, mais aussi des rencontres inédites. Les inventions formelles de ces deux artistes hors du commun marquent à leurs époques respectives des tournants dans l’art moderne. Le croisement de leur processus créatif mettra donc en lumière des convergences saisissantes qui jalonnent leurs recherches, comme l’expérimentation, le travail en séries et la perpétuelle mutation des formes.  Déclinée simultanément au musée national Picasso-Paris et au musée Rodin, l’exposition permettra de découvrir un dialogue entre les deux artistes et maintes facettes de ces proximités inattendues.
  • Signac – les harmonies colorées – Pierre Curie conservateur du musée Jacquemart-André et commissaire de l’exposition (sous réserve) Paul Signac (1863 – 1935), maître du paysage et principal théoricien du néo-impressionnisme côtoiera Georges Seurat, Camille Pissarro, Maximilen Luce, Théo Van Rysselberghe, Henri-Edmond Cross, Louis Hayet, Achille Laugé, Georges Lacombe et Georges Lemmen. L’ensemble de l’exposition suivra un parcours chronologique, depuis les premiers tableaux impressionnistes peints par Signac sous l’influence de Claude Monet jusqu’aux oeuvres vivement colorées réalisées par l’artiste au XXe siècle, en passant par sa rencontre avec Georges Seurat en 1884. L’exposition, qui retracera la vie de Signac et son travail de libération de la couleur, évoquera également l’histoire du néo-impressionnisme.
  • Elles font l’abstraction. Une autre histoire de l’abstraction au 20e siècle- Dominique Dupuis-Labbé, conservateur général honoraire L’exposition ambitionne d’écrire l’histoire des apports des artistes femmes à l’abstraction à travers cent six artistes et plus de cinq cents œuvres datées des années 1860 aux années 1980. « Elles font l’abstraction » donne l’occasion de découvrir des artistes qui constituent des découvertes tant pour les spécialistes que pour le grand public. L’exposition valorise le travail de nombre d’entre elles souffrant d’un manque de visibilité et de reconnaissance au-delà des frontières de leur pays. Elle se concentre sur les parcours d’artistes, parfois injustement éclipsées de l’histoire de l’art, en revenant sur leur apport spécifique à l’histoire de l’abstraction.
  • Modernités suisses – Sylvie Patry, directrice des collection du musée d’Orsay et commissaire de l’exposition (sous réserve) Autour de la fin des années 1890, s’affirme une génération de peintres, tels que Cuno Amiet, Giovanni et Augusto Giacometti, Felix Vallotton, ou encore Ernest Bieler ou Max Buri, qui renouvellent profondément l’art de leur temps. Formés en France, en Allemagne ou en Italie pour certains, en lien avec les avant-gardes européennes, ils explorent la puissance expressive, symbolique ou décorative de la ligne et de la couleur, tout en s’attachant à des sujets puisés dans une histoire et une culture nationale suisse en train de s’inventer, avec pour contexte l’affirmation du jeune Etat fédéral, créé en 1848.

Bulletin d’inscription 2021