Un nouveau cours – Pierre-Auguste Renoir (1841-1919)

Nouvelles conférences, nouveau cours, report des séances…

Compte tenu des différents reports de conférences sur les grandes expositions, de quelques nouvelles propositions, d’un nouveau cycle sur Renoir.
5 rendez-vous de 1h30 Par D. Dupuis-Labbé, conservateur général honoraire du patrimoine

« Ne me demandez pas si la peinture doit être objective ou subjective, je vous avouerai que je m’en fous ! ». L’essentiel, nous dit Renoir dans cette profession de foi, est le bonheur de peindre sans se laisser enfermer dans les théories artistiques. Renoir fut le « grand poète de la peinture impressionniste » et en sublima les thèmes de prédilection, paysages, scènes urbaines, portraits et nus. Possédant le « don primordial de la création plastique », il atteint, à la fin de sa vie, à la grandeur d’un art classique tout en préservant l’exaltation de la sensualité qui en fit le digne successeur de la peinture du 18ème siècle.

22/4 ➤ Les années de formation – 1854 à 1870 : De l’apprentissage chez un décorateur de porcelaine de Limoges à l’École nationale des Beaux-Arts de Paris Renoir est né le 25 février 1841 à Limoges. Sa famille s’installe à Paris dès 1844. Peintre sur porcelaine, il décide de s’inscrire à l’atelier de Charles Gleyre en 1861, où il rencontre Bazille, Sisley et Monet. Il complète sa formation à l’Ecole des Beaux-arts et au musée du Louvre où il copie régulièrement. En 1864, il fait ses débuts au Salon.

29/4La période impressionniste – 1870 à 1883 – L’expression du bonheur de vivre par la couleur et la lumière En 1874, il participe activement à la préparation de la 1ère exposition impressionniste. Il y présente 7 œuvres aux côtés de Monet, Pissarro, Cézanne, Sisley et Morisot. Cependant, malgré d’éclatantes contributions (Bal du Moulin de la Galette en 1877), il s’éloigne du groupe. Au début des années 1880 se produit, de son propre aveu, comme une « cassure » dans son œuvreIl remet en cause les principes mêmes de l’Impressionnisme que sont le plein air, le goût des effets transitoires, les sujets modernes et la touche rapide et esquissée. Les recherches des années 1880 déterminent son œuvre ultérieur.

6/5La période aigre ou ingresque – 1883 à 1890- Le renoncement à l’Impressionnisme et le retour au classicisme Certaines oeuvres sont emblématiques de cette évolution alliant monumentalité et vocation décorative à un sens nouveau de la forme : autant de caractéristiques essentielles pour la suite et prisées de plus jeunes artistes. Ce moment  ouvre la voie à une reconnaissance publique, institutionnelle et commerciale inédite pour lui.

20/5 La période nacrée – 1890 à 1897- Les années de synthèse de la ligne et de couleur dans le portrait et le nu A partir des années 1890, Renoir revient, pour ne plus l’abandonner, au nu féminin qu’il met en scène dans un cadre atemporel. Il veut se mesurer aux maîtres du passé qu’il admire, tels Raphaël, Titien ou Rubens. Pour cela, il s’attache de façon régulière et obstinée à un nombre limité de thèmes – baigneuses, nus dans l’atelier, Vénus… -, réglant la chorégraphie de ses nus sur des attitudes empruntées à la statuaire antique.

27/5 La dernière période – 1898 à 1919 – D’Essoyes à Cagnes : l’épanouissement du style dans un univers d’odalisques et de naïades Les recherches de Renoir sont dominées par le refus du monde moderne au profit de l’invention d’une intemporelle Arcadie. Peuplé de baigneuses sensuelles, de lavandières, de bergers, de sources et de déesses, cet âge d’or est inspiré par le Midi. Aux yeux de Renoir, la Méditerranée est une terre antique, berceau et dernier refuge d’une mythologie vivante, familière et actuelle. Il s’emploie à faire revivre l’Antiquité à travers des peintures d’imagination où figures et paysage se fondent en une célébration panthéiste et idéalisée de la nature.