Le futurisme par Dominique Dupuis-Labbé

Le jeudi de 11h30 à 13h00 à l’Arlequin d’octobre à avril

« Nous déclarons que la splendeur du monde s’est enrichie d’une beauté nouvelle : la beauté de la vitesse. Une automobile de course avec son coffre orné de gros tuyaux tels des serpents à l’haleine explosive… une automobile rugissante, qui a l’air de courir sur la mitraille, est plus belle que la victoire de Samothrace. » Ainsi s’exprime le poète Marinetti dans Le Manifeste du futurisme publié le 20 février 1909 en une du Figaro pour lancer un mouvement, d’abord littéraire, puis artistique, résolument tourné vers l’avenir et décidé à exalter l’homme dans sa relation avec un monde nouveau, celui de la machine, de la vitesse et de la technologie.

Le futurisme naît dans une Italie rongée par la violence anarchiste et se traduit par des manifestations subversives et des conférences tournant à l’affrontement entre partisans et adversaires de ce culte de la modernité. Umberto Boccioni, Carlo Carrà, Luigi Russolo, Giacomo Balla et Gino Severini lancent en 1910 Le Manifeste de la peinture futuriste qui « fit l’effet d’une décharge électrique » (Carrà). L’exposition futuriste de février 1912 à la galerie Bernheim-Jeune permet au public parisien de découvrir les lignes-forcesdes oeuvres inspirées par les nouveaux mythes engendrés par la civilisation industrielle. Mouvement novateur et complexe, le futurisme eut l’ambition de faire vivre la peinture, de renouveler la sculpture et l’architecture, sans avoir peur de l’audace ni de l’inconnu.

  • 27 octobre
  • 10, 17 et 24 novembre 
  • 8 et 15 décembre
  • 12, 19 et 26 janvier 
  • 9, 16 et 23 février
  • 9, 16, 23 et 30 mars
  • 6 et 20 avril

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